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Napoleon au camp de boulogne

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Bateau Canonnier ( Gunboat )

de la flottille de Boulogne 1803

 Contexte historique ( historical context )

 

A la rupture du traité d’Amiens, le 13 mai 1803, le Premier Consul était décidé à en finir avec l’Angleterre. Il reprit le plan d’invasion entrevu par le Directoire et esquissé en 1801 comme moyen de chantage auprès du gouvernement Anglais. Sous son impulsion énergique le projet pris corps rapidement. L’Armée des Côtes de l’Océan ( la future Grande Armée ) se concentra dans ses camps autour de Boulogne et de ses annexes choisis comme ports d’embarquement. La côte, depuis l’embouchure de l’Escaut jusqu’à celle de la Somme, fut fortifiée au point de mériter le nom de « côte de fer« . Boulogne, Etaple, Ambleteuse, Wimereux furent aménagés et agrandis. Mais l’instrument tactique essentiel était composée de bateaux plats, capables de s’échouer sur une plage, marchant à la voile et à l’aviron avec des équipages composés en forte majorité de soldats.


On en construisit 1300 environ, répartis militairement en sections, divisions et escadrilles. Ils devaient, avec 500 caboteurs ou bateaux de pêche réquisitionnés, embarquer les 160.000 soldats et 10.000 chevaux de la Grande Armée.


Le créateur des ces bateaux plats ( ancêtres des Landing Craft ) fut l’ingénieur Forfait, Ministre de la Marine sous le consulat et dès juin 1803 Inspecteur Général de la Flottille. Adoptant la «prame» utilisée par les puissances riveraines de la Baltique, ce technicien était persuadé que son matériel amphibie était suffisant pour le but recherché. Une traversée rapide du Pas de Calais par temps calme et un débarquement par surprise en Angleterre. L’ampleur avec laquelle se fit la construction en série de bateaux plats, l’engouement populaire en leur faveur qui se traduisit par des contributions volontaires dans tous les départements, prouvèrent combien était séduisante l’idée de Forfait dans l’esprit des dirigeants aussi bien que pour l’opinion publique. Seuls les Amiraux restèrent sceptiques. A part Bruix, nommé commandant de la Flottille, ils s’agitèrent. Le ministre Decrès en tête, critiquant ces «coquilles de noix» aux faibles qualités nautiques et militaires incapables d’affronter en mer des bâtiments de haut bord. Même son de cloche méprisant chez leurs collègues anglais, maîtres incontestés de la mer qui, confiant à des bâtiments légers basés sur les Dunes le soin de contenir la Flottille, ne relâchèrent pas un instant le blocus de nos escadres de haut bord.

 

 La suite des évènements leur donna raison. Fin 1803, la concentration sur Boulogne de la Flottille s’effectua péniblement. Il fut prouvé que sans l’appui des batteries de la côte et de l’artillerie attelée, loin des hauts fonds, les divisions auraient été à la merci des croiseurs anglais. Peu de bâtiments construits à l’ouest du Havre ne purent rallier les points de rassemblements sauf exceptions.

Si ceux-ci, grâce aux travaux d’aménagement purent recevoir les bateaux prévus, en revanche, l’expérience prouva qu’ils ne pouvaient en laisser sortir qu’une centaine par marée. Grave lacune que n’aurait pas pu corriger la tenue d’une ligne d’embossage, insuffisamment protégée contre les coups des Anglais et surtout contre ceux de la mer ..

C’en est fini des espoirs de traverser par surprise la Manche avec la seule Flottille. En hiver, comme en été, il aurait fallu forcer le passage de vive force sous le feu des croiseurs anglais toujours présents. C’était la faillite de la Flottille comme moyen autonome d’invasion.


Napoléon, devenu Empereur en mai 1804, reconnut son erreur et échafauda des projets de coopération de sa flotte de haut bord dans la Manche. Il rechercha en vain une maîtrise locale et temporaire de la mer. Puis, persuadé de l’infériorité de ses escadres, il s’ébranla avec la Grande Armée, troupe d’élite énervée certes par deux ans d’attente, mais aguerrie par des exercices incessants, vers la conquête de l’Europe Centrale, laissant un autre porter devant l’Histoire, après Trafalgar, la responsabilité d’avoir causé l’échec d’une opération amphibie qui aurait pu être la plus décisive des temps modernes.


Quant à la Flottille, elle allait pourrir dans des ports à nouveaux ensablés, abandonnée progressivement par ses équipages et ses garnisons que les nécessités de la guerre dirigeaient soit vers les fronts de Russie ou d’Espagne, soit vers la flotte de haut bord tardivement construite à Anvers.

 

 

 

 Extrait de la video " Trafalgar " ( ARTE ) :

 


 

 

 

 

 


Bruix
Latouche Treville
Decres
Video trafalgar

DECRES

BRUIX

LATOUCHE-TREVILLE

Le Port de Boulogne et sa flottille 1803

Port de Boulogne net

 

                       < A lire :  "Une victoire méconnue" Latouche-Tréville contre Nelson 1801
 

Monnaiepremierconsul
Touche napoleon
Napoleon au camp de boulogne
Le breton
Napoleon
Port Anvers

Chaloupes canonnières / lithographie Le Breton / Ouvrage Hubert Courau ( charpentiers navals à Bordeaux )


 

Eventail descente

Port d'Anvers sous Napoléon